Flocons

                        Les mots sont des images, des chants, des esprits. Le monde est peuplé d’êtres fantastiques cachés derrière les paupières de notre crainte. La crainte de le découvrir, découvrir sa grandeur, sa pluralité, découvrir que nous pouvons l’apprivoiser, cohabiter avec ses différents habitants.
Toute chose, tout être humain, tout esprit est lié. Ce qui dépasse notre entendement est simplement ce que nous refusons.

J’ai laissé le livre de côté pendant un mois. Et pourtant, il me restait à peine quelques pages. La crainte de me dire que ce serait la fin: la fin du personnage, fin de son histoire. Je me méprenais. Le livre est clôturé, pas la vie des personnages. Les vies se renouvellent. Nous renaissons à travers nos descendants ou nous prenons forme d’éléments, ou nous incarnons dans la force animale que nous sommes.

Je ne pensais pas me faire un tel cadeau, avec cet ouvrage : celui d’une mythologie aujourd’hui ressuscitée à l’aide de 220 pages. Une poésie de glace et d’ombres projetées.

J’ai lu De Pierre et d’os, de Bérengère Cournut

 

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