On cloud nine.. Yuli..

Je suis allée voir le film Yuli, dans lequel le danseur Cubain Carlos Acosta met en scène et chorégraphie sa propre histoire.

Je crois que, plus que tout autre activité, avec la gymnastique, c’est la discipline artistique dans laquelle on éprouve le plus son courage et sa foi, que l’on teste le plus sa peur. La peur de ne pas être assez bon, la peur de chuter, de ne plus pouvoir danser. Le courage d’essayer, la foi en une étoile future, auquel cas, pourquoi s’imposer huit heures de répétition par jour ?

Conseil: regarder le film en VO, l’accent est délectable et le rôle de Carlos jeune est tenu avec brio. Il n’a rien à envier à celui qui tenait le rôle principal dans Capharnaüm, bien que dans deux registres différents.

Du coup, là, moi, j’suis bien. Après les films Yuli, Inna Di Yard, Amazing Grace, et la lecture du Livre Jaune, j’suis bien. Limite, cet état extatique proche d’une béatitude telle qu’elle risque de t’enfermer dans une inaction aussi savoureuse qu’improductive. Et en même temps, cette folle envie d’essayer, quoi, je ne sais pas, mais cette envie. Et tu as tellement peur de ne pas maîtriser le temps dont tu sais qu’il fuit inexorablement, que tu le laisses te filer entre les doigts.

Et là, j’ai pas de conclusion.