Puisse-t-elle encourager tes travers quotidiens,
Supporter tes drôleries méprisantes d’un calme olympien,
Avoir l’air de cette bourge qui t’inspire tant de dédain,
Tout en te donnant envie de porter du daim.
A moi les tong et autres tenues primaires,
À elle les grands efforts vestimentaires
Que par hasard, pour moi, il t’arrivait de faire.
Puisse-t-elle encourager ton rythme décalé
Et être prête à t’accompagner
Quand de méandres en méandres, dans lesquels tu sembles tant aimer te vautrer,
Tu finiras finalement par t’enliser.
Ou alors, peut-être sera-t-elle celle que tu voudras écouter,
Simplement parce que ce n’est pas moi qui te le dirai.
Puisse -t-elle…
Puisse -t-elle faire de toi le torchon de larmes passées,
Comme tu te servis de moi pour serpiller
La surface encrassée par les souvenirs de celle qui t’avait rejetée.
Puisses-tu trouver les mots pour une amie, perdue
Te rappeler l’entente cordiale qui fut.
Puisses-tu me revenir toi, l’ami que j’ai eu.
CocoStrophe SAEBA, 22 Déc 2015